Friday, April 18, 2014

Morelle Resigns

Another nail in François Hollande's coffin? His close advisor and longtime friend Aquilino Morelle has resigned under fire, despite his having mounted a vigorous defense against Médiapart's accusation that he was involved in a conflict of interest because he consulted to drug companies while employed by the state agency charged with regulating them. Morelle claims he respected all the rules governing such outside work, but even if true, the "optics" of the situation were just disastrous for a regime already haunted by the Cahuzac affair, which lingered on for months as the accused vehemently denied all charges, even before the National Assembly, only to resign in even greater ignominy than when the truth was finally established. So, lesson learned: the story had barely broken when the new head of the Socialist Party began to hint that Morelle would have to go. Morelle posted his denial on Facebook, but today he resigned. And no doubt he was told to walk the plank.

Moi, président: everyone remembers François Hollande's anaphoric litany of all the things that would change when he was elected to replace Nicolas Sarkozy. France would defy the German insistence on austerity; unemployment would begin to decrease; the budget deficit would disappear; and exemplary behavior would become the norm at the top levels of government. It's all ashes now.

Governing is hard. There's no shame in making decisions that turn out to be wrong in the face of massive uncertainty, conflicting advice, and expert disagreement. Even in matters of ethics there are gray areas. But it should be obvious to any schoolchild that consulting to an industry you're supposed to be regulating crosses an ethical line. The only surprise is that this transgression took so long to surface.

Thursday, April 17, 2014

What Does Austerity Mean?

Good piece.

Le Monde Backs Valls' Turn to Austerity

Le Monde takes the view that critics (like me) of Valls' "courageous" insistence on shrinking the bloated French state despite persistent recession are lamentable and pathetic, unwilling to face reality, etc.
Bref, dès qu’il s’agit de réduire – ou plus exactement de tenter de réduire – les dépenses de l’Etat, des collectivités locales ou de l’Etat-providence, ce n’est jamais ni le bon moment, ni la bonne méthode, ni la bonne politique. Toujours moins, implorent les uns ; toujours plus, réclament les autres.
Le Monde, in short, is playing the role aptly dubbed by Paul Krugman that of The Very Serious Person (VSP). In the blogosphere, this tactic is known as "concern trolling." We are deeply concerned, intones the newspaper of record, that those who are screaming cris d'orfraie at the latest turn of the austerity screw, do not realize what an unconscionable burden they would have us leave to generations still unborn from now until eternity.

Duly noted. Nevertheless, je persiste et signe: this is a stupid policy, it demonstrates both lack of economic understanding and lack of fortitude, it plays into the hands of the political extremes, it further disconcerts and disorients the left electorate, and it fails to address the real difficulties of the French economy.

On TV last night, Valls angrily responded to a question about pressure from the European Commission by saying "France is a sovereign nation." Like Hollande, he avoids exploring or explaining his actual economic analysis by treating "debt" as a moral rather than an economic category. He does not explain why a debt of 97% of GDP is an intolerable burden for future generations while a debt of 80% of GDP is not. He avoids detail about the precise timing of the various receipts and outlays he proposes to tamper with. He discusses. legitimately enough, the need for reform of the state but fails to say a word about the need for reform in the private sector and how the state might encourage it--and this is the crux of the matter.

France has been slower than some of its European partners to react to changes in the global marketplace and shifting factor supplies and prices. The challenge for the government is to lead a transformation that it cannot control in detail: dirigisme's day is over, but the government still has a role to play in guiding the restructuring of the private sector. A true leader would be able to articulate a vision of the "social market economy" of the future rather than simply invoke it as a slogan. Valls appears to think that he can get by by putting a tough face on a continuation of the status quo. It won't work.

Socialist Style: The Imelda Marcos of the Elysée

Aquilino Morelle, a close advisor of the president, has been a figure in the PS for quite some time. This could be the beginning of yet another major scandal:
La première fois que David Ysebaert a ciré les chaussures d’Aquilino Morelle, c’était au Bon marché, dans le VIIearrondissement de Paris. Il lui a laissé sa carte. Et quelques semaines plus tard, raconte le cireur, « une femme, probablement sa secrétaire, m’a appelé pour prendre rendez-vous ». Au Palais même. Depuis, tous les deux mois environ, « le temps de garantie pour un glaçage », il revient à l’Élysée s’occuper des souliers du conseiller politique de François Hollande, également directeur de sa communication.« Aquilino Morelle a 30 paires de souliers de luxe faites sur-mesure, pour son pied qui a une forme particulière. Des Davison, des Weston… Des chaussures de plein cuir toujours du même style. »
...
Au même moment, Aquilino Morelle travaille pour un laboratoire danois, Lundbeck. Un dirigeant du laboratoire de l’époque raconte :« Il nous avait été recommandé par un professeur de l’AP-HP (Assistance publique hôpitaux de Paris). Son profil était séduisant. On s’est rencontrés. Il m’a dit qu’il cherchait à travailler pour l’industrie pharmaceutique, qu’il avait du temps libre, que son travail à l’IGAS ne lui prenait que deux jours sur cinq, ce qui m’a semblé bizarre. Mais son profil et son carnet d’adresses nous intéressaient. »
Pour le compte du laboratoire, l’inspecteur de l’IGAS organise deux rendez-vous avec des membres du CEPS (comité économique des produits de santé), cet organisme chargé de fixer le prix des médicaments et les taux de remboursement. « Il nous a ouvert des portes, raconte le dirigeant. Et c’est un enjeu majeur : nous permettre d’aller défendre notre dossier auprès de la bonne personne. On cherchait à stabiliser le prix du seroplex, un anti-dépresseur. »

Here is Morelle's defense:



DROIT DE REPONSE A MEDIAPART

Je suis suffisamment au fait de la vie politique pour ne pas m’émouvoir de la charge dont je viens d’être l’objet. Je veux néanmoins apporter ici des réponses précises à ces allégations.

1. Le droit et les faits.

Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Paris et ancien élève de l'ENA, je suis inspecteur général des affaires sociales. Comme tout fonctionnaire de l’Etat, j’ai la possibilité de demander à être placé en position dite de « disponibilité » pour exercer une activité dans le secteur privé, comme salarié ou pour créer une entreprise.

C’est ce que j’ai fait à partir du 1er avril 2003. J’ai alors été engagé par la société Euro RSCG C et O, spécialisée dans le conseil en communication.

J’ai respecté toutes les règles et toutes les procédures, en particulier le passage devant la Commission de déontologie.

J’ai transmis à la Commission un dossier complet, indiquant les fonctions qui devaient m’être confiées. Celle-ci a rendu un avis favorable, sans aucune réserve, à l’inverse de ce qu’elle fait parfois.

J’ai donc été engagé avec pour mission de développer une activité « corporate santé » au sein de l’agence. Il s’agissait de travailler dans l’ensemble du domaine de la santé, du champ social de façon plus large, mais aussi dans tous les secteurs de la vie économique, en fonction des dossiers auxquels l’équipe de direction souhaitait m’associer.

Ce fut notamment le cas, à 3 ou 4 reprises dans mon souvenir, pour des laboratoires, soit déjà clients de l’agence, soit au cours d’appels d’offre -qu’ils aient été remportés ou perdus.

J’ai travaillé sur les dossiers qui m’ont été confiés par mes supérieurs hiérarchiques. Etant médecin de formation, il était logique que me soient notamment attribuées des missions supposant une connaissance des problématiques de santé.

Au cours de ce passage dans cette agence, un de ses clients, le laboratoire Lilly, a apprécié mon travail. Aussi, après mon départ de l’agence, les dirigeants de ce laboratoire m’ont-ils proposé de continuer notre collaboration.

C’est à cette fin que j’ai créé l’Eurl Morelle, immatriculée au registre du commerce et des sociétés le 15 mai 2006, société au capital de 1.000 euros, et dont j'étais l'unique actionnaire.

Cette entreprise unipersonnelle n'a eu de réalité économique que pendant deux exercices, 2006 et 2007. En 2008 et les années suivantes, l'entreprise n'a plus eu aucune activité et, donc, aucun chiffre d'affaires. C'est pourquoi elle a été radiée d'office le 15 mars 2013 par le greffe du tribunal de commerce de Paris.

En 2006, mon unique client a été le laboratoire Lilly. Le contrat de conseil a été conclu pour la période du 02 juin 2006 au 15 décembre 2006, pour un montant total de 37.500 euros HT.

A la fin de l’année 2006, j’ai décidé de réintégrer l’IGAS. Aussi, dans cette perspective, j’ai anticipé la cessation d’activité de l’Eurl en demandant à mon frère d’assurer la fonction de gérant.

Cette fonction ne nécessitait évidemment aucune compétence particulière en matière « d’expertise sanitaire ».

J’ai réintégré mon corps d’origine le 1er mars 2007.

En tant que fonctionnaire, un certain nombre d’activités annexes sont autorisées par la loi, dont l’enseignement et le conseil.

C’est à ce titre que je suis professeur associé à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne depuis octobre 2003 et que j’ai aussi enseigné quelques années à Sciences Po Paris, comme beaucoup de hauts fonctionnaires. C’est aussi dans ce cadre que j’ai accepté le contrat ponctuel avec le laboratoire Lündbeck (15 octobre / 31 décembre 2007). Ce fut le second et dernier contrat de cette activité de conseil. Ces activités ont dû être déclarées à l’IGAS. Je n’ai pas retrouvé la trace de cette démarche en dépit de mes recherches. Ce sont des faits anciens –plus de sept ans. Je souligne enfin que je n’ai jamais eu, ni auparavant ni après, de contact avec ce laboratoire.

En particulier, lorsque j’ai été désigné par le chef de l’IGAS pour coordonner l’enquête sur le Mediator en novembre 2010, je n’avais aucun lien avec aucune entreprise quelle qu’elle soit et, en particulier, aucun lien avec aucun laboratoire pharmaceutique.

A aucun moment je n’ai donc été en situation de conflit d’intérêts.

2. La méthode.

Lorsqu’après plusieurs semaines d’enquête le journaliste de Mediapart est entré en contact avec moi, samedi dernier, j’ai répondu à toutes ses demandes adressées par écrit.

A plusieurs reprises, il a manifesté son souhait de me rencontrer, dans le cadre de la préparation de cet article alimenté par des rumeurs et des contre-vérités, ce que j’ai refusé. En revanche tous les bilans et comptes de résultat de mon ancienne entreprise unipersonnelle sur la période allant de 2006 à 2013 lui ont été communiqués dans la plus grande transparence

Je l’ai fait parce que je n’ai rien à cacher à qui que ce soit, que je respecte le travail de la presse, et que je crois que toute ma trajectoire aussi bien personnelle que professionnelle atteste de mon indépendance d’esprit.

Ainsi, à propos de mon patrimoine, commun avec ma conjointe, le journaliste se garde bien de mentionner qu’il a été notamment acquis grâce à des emprunts ; et il ne fait pas état des dettes contractées. Ce patrimoine et les dettes existant en contrepartie ont été communiqués, selon les règles, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Ainsi, les propos qui me sont attribués quant aux experts sanitaires avaient-ils un sens précis : celui des relations entre experts médicaux travaillant au sein des agences de sécurité sanitaire ou concourant à leurs travaux et l’industrie pharmaceutique. Ils soulignaient un contexte précis : celui de la gravité des fautes commises dans un scandale de santé publique ayant provoqué, selon les estimations disponibles, environ 2500 morts.

Ainsi, il est exact que mon emploi du temps extrêmement chargé ne m’a pas toujours permis d’aller moi-même chercher mon fils le lundi soir, à 19h30, à la sortie d’un enseignement –ce que j’aurais eu beaucoup de plaisir à pouvoir faire moi-même. Il en va de même pour certaines questions personnelles, que mon secrétariat m’a proposé avec gentillesse de me décharger, de façon ponctuelle.

Voilà pour répondre à l’essentiel de ces attaques.

Aquilino MORELLE.

Wednesday, April 16, 2014

Valls Turns Into Hollande

Well, I think Manuel Valls can kiss goodbye to that 58% approval rating. He has just done what François Hollande did on taking office: immediately dashed the hopes invested in him. Just as Hollande promised to renegotiate the TSCG, raising hopes across Europe that he would lead an anti-austerity coalition, so did Valls' initial announcements suggest that he might at last put some additional money into the pockets of people who would spend it, encourage firms to hire by reducing payroll taxes, and in the meantime fend off demands from Brussels and Berlin for drastic spending cuts. But today he announced that the promised €50 billion in spending cuts would not be delayed but would phase in starting in October of this year. These include a freeze on civil service pay hikes, cuts in family allowances, and reduction of other social benefits. At least he had the courage to own the cuts rather than blame them on Brussels. But he also used the false argument of austerians everywhere, that deficit reductions are intended to "help the children" by not overburdening them with debt. The children won't be helped if the economy stagnates for another two or three or four years because of fiscal drags. Worst of all, the prospect of a change of policy direction in the wake of the drubbing the Socialists took in the municipals is now ended. It will be more of the same for the foreseeable future--which may be no longer than the drubbing the Socialists will now surely take in the European elections. Valls may style himself after Tony Blair, but the British leader he now most resembles is David Cameron: he has become the leading exponent of "expansionary contraction."

Tuesday, April 15, 2014

Should France Leave the Euro?

We'll be hearing a lot of this in the upcoming European election campaign. Rue89 provides a primer for neophytes.

Monday, April 14, 2014

IFOP: Valls More Popular than Hollande by 40 Points

The Fifth Republic has entered uncharted waters. The Prime Minister has a 58% approval rating, according to IFOP, while the President is only 18. Nothing like this has ever been observed before.


Of course, Valls has only been on the job for a week. "Give him time," say les mauvaises langues, "and he'll be down in the daisies with the president." Of course, according to the logic of the institutions, the PM is supposed to serve as a screen for the president, shielding him from the dissatisfied public. The president can always fire the PM, but not the other way around. So now what?

Well, the logic could be stood on its head. The willingness of 58% of the electorate to give Valls the benefit of the doubt--rather than say, "Groan, yet another Socialist to screw things up further"--suggests a surprising level of what I am tempted to call forgiveness. So it's possible that the dissatisfaction with two wasted years will be directed toward Hollande, while Valls, if he gets results, could be exonerated. Of course promised spending cuts are to be announced this week, and when people know whose ox will be gored, they may quickly change their minds about Valls. But the surprisingly high initial approval rating suggests that the present conjuncture might be viewed as almost the beginning of a new term, un triennat, as it were, in which Valls will have his chance to prove that the PS can indeed govern after all.

Saturday, April 12, 2014

ECB Concedes that Deflation Is a Worry Requiring Immediate Action

Mario Draghi conceded that he is worried about deflation and is prepared to move toward unconventional monetary policy to combat it. He blames the strength of the euro and speaks of the need for "monetary stimulus" to combat it. According to the Financial Times, however, the plan is not to buy assets on the open market, as the Federal Reserve has done, but to cut interest rates on deposits by banks with the ECB, possibly into negative rate territory, which would effectively be a tax on these deposits.

The Hidden Story of the Municipals: An Arun Kapil Scoop

My blogging confrère Arun Kapil has a real scoop today:
One of the noteworthy stories of last month’s municipal elections—but which went absolutely, totally unreported in the national media, including in newspapers like Le Monde (in their hard copy, at least)—was the first-ever election of a mayor of Maghrebi/Muslim origin in a municipality of over 30,000 inhabitants in metropolitan France: Azzédine Taïbi, age 49 and of Algerian immigrant parents, who was elected mayor of Stains—a commune in the heart of the Seine-Saint-Denis (le neuf-trois)—on the PCF-headed Front de Gauche list.
...
All in all, the number of conseillers municipaux of non-European immigrant origin, according to La Gazette.fr, went from 1,069 to 2,343 in this election, i.e. 6.7% of the total. That is not an insignificant increase. L’intégration est en marche.
Hats off to Arun for ferreting out this story and giving it the prominence it deserves. We need some good news to counter the pervasive reporting that it is the FN rather than integration that is en marche.

UPDATE: An FB friend of Arun's points to this interesting report on municipal councilors issus de l'immigration.

Friday, April 11, 2014

Hollande Approval at Scarcely Believable 13%

No "Valls effect" reads the headline: after the nomination, Hollande's approval rating has fallen again to 13%, according to this poll. This is scarcely believable: given the inevitable number of "low-information voters," you'd think that noise alone would boost anyone--Astérix, Mickey, a drunk Gérard Depardieu--above 13%. Of course it's not difficult to explain why there was no post-Valls bounce: the nomination surely pissed off the last remaining left-PS voters still willing to give Hollande the benefit of the doubt. And why would center-rightists approve of Hollande simply for nominating a PM they might like better than, say, Arnaud Montebourg?

But it's really rather alarming. Given the importance of the presidency in the French system, the slightest hiccup could precipitate something close to a legitimacy crisis. There is no cushion. And with the FN likely to score big in the next elections, what response can there be from the government. The remaniement option has been used up. There are no more chairs to shuffle, no lambs to be sacrificed. The president is exposed. Something had better turn up.